L’église Saint-Martin (Suite)


Clocher-porche de forme carrée, en grès rose patiné par le temps, à toiture bulbeuse à l’impériale surmontée d’un lanternon qui sera abîmé à plusieurs reprises, notamment en 1868 par suite de la foudre et complètement restauré en 1996.
La porte, de plain-pied et à deux battants occulte une baie à linteau droit mouluré supporté par deux piédroits eux aussi moulurés. Au-dessus du linteau, un arrière-linteau plat est surmonté d’un fronton triangulaire mouluré saillant alors qu’une importante partie maçonnée à grand appareil complète ce premier niveau délimité par un boudin avec filet et quart de rond qui se retourne sur les faces latérales. Le centre de la partie maçonnée est simplement agrémenté d’une horloge ronde en grès avec boudin périphérique et chiffres romains en saillie : inscrite dans une table moulurée.
Les angles de la façade sont renforcés par des pierres angulaires saillantes en grès prenant appui sur le soubassement et se terminant au-dessus du boudin délimitant le premier du deuxième niveau par une moulure saillante.
Quant au deuxième niveau, en retrait par rapport au premier, il repose sur une embase périphérique en grès agrémentée d’un petit boudin. Les angles sont renforcés par des pierres angulaires saillantes mais moins larges que celles du premier niveau et se terminent par des chapiteaux angulaires saillants au niveau d’une bande périphérique en grès rose supportant la corniche elle aussi en grès rose. Le centre du panneau est percé sur les quatre faces d’une baie en plein cintre en légère saillie. Quant aux tableaux, ils reposent sur une pièce débordante. Les baies sont, pour leur part, obturées par des abat-sons en bois constitués d’une traverse au niveau du centre du plein centre et d’un montant vertical sur toute la
hauteur. Entre ces montants et un cadre plaqué sur les tableaux, des lames horizontales posées en persienne guident le son des cloches placées dans la chambre du même nom.
Un dôme en bâtière à quatre pans coiffe l’édifice. Un piédouche supporte un campanile sans cloche et de forme carré agrémenté de quatre baies en anse de panier et protégé par un toit à quatre faces en zinc à ressauts. Un amortissement, une boule, une croix latine et un coq surmontent le campanile.
Le pignon de l’église, encastré dans le clocher de l’épaisseur de la maçonnerie fait office d’ailes. A gauche, l’angle du pignon est renforcé par un puissant contrefort reposant sur un soubassement chanfreiné. A mi-hauteur, ce contrefort se rétrécit par un chanfrein trois faces et se termine à environ un mètre vingt en dessous du bandeau délimitant le premier du deuxième niveau du clocher par un talus recouvert de lauses.
Une corniche venant buter sur les faces latérales du clocher se retourne sur la façade principale de l’église tandis qu’une couverture en tuiles plates protège le débord des ailes et se retourne sur le clocher par l’intermédiaire d’un petit arêtier recouvert de tôle.
Reste à noter que les murs du clocher ont été consolidés par six tirants reliés entre eux sur les quatre faces par douze ancres en fer maintenant ainsi l’aplomb des murs qui avaient tendance à s’en écarter

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